19/07/2007 :
La révolte des accablés
Mes mains sont froides.
Mon c½ur est cerclé de barbelés, chaque battement fait couler mon sang.
Et pourtant, il n'y a plus d'amour.
Faut-il mourir d'amour ? La solitude est un assassin plus barbare encore.
Les couleurs ont disparues, je déambule au milieu de nulle part.
Je suis perdu, au début d'une histoire sans fin, à la fin d'une histoire sans début.
Un personnage sans description.
Ô toi qui me regarde sans jamais fermer l'½il, sans aucun repos, toi qui me traque jusqu'à la mort, prends ma main, et mène moi sur le chemin ! Prêtre de l'infamie, monument du désespoir, traître immonde à la gueule de métal, dévore moi, avale moi jusqu'au fond du puit noire que tu as creusé pour y jeter L'ARME DU CRIME. Personne ne voit les traces, personne ne voit la terreur... Ombre de magnificence éternelle, marbre froid de l'ivresse des fous qui croient briser leurs chaînes, lisse et dure, comme un métal précieux, comme un ouvrage d'or et d'argent... Même si je dois souffrir sans fin, même si je dois ramper sur un sol de cendres et de charbons ardents, même si la vérité me transperce et me montre combien je suis vain, JAMAIS je ne céderai à la tentation de sombrer dans les abyssales chutes de la soumission et de l'abandon ! Vêtu de noir, couronné de d'un espoir infime, je m'accroche à cette corniche qui s'effrite peu à peu. Mes mains sont froides.